Guide des chefs d'entreprise
Publicité

Le carnet publicitaire, un atout pour les professionnels

6 min de lecture Mis à jour le 14 septembre 2026

Un carnet publicitaire coûte entre 2 et 20 euros pièce selon la qualité, reste sur un bureau pendant des mois et s'ouvre plusieurs fois par jour. Aucun flyer ni aucun stylo ne tient aussi longtemps sous les yeux d'un client. Encore faut-il choisir le bon format, la bonne reliure, un marquage sobre et un papier sur lequel on a envie d'écrire, parce qu'un carnet qui gondole ou dont la reliure lâche finit au fond d'un tiroir avec votre logo dessus. Voici les choix à faire, les prix, les techniques de marquage et le traitement fiscal de ces cadeaux.

L'essentiel

Le format le plus utilisé est le A5, avec une couverture rigide ou souple et un élastique. Le marquage se limite à un logo, gaufré ou imprimé, sur la couverture. Le prix va de 2 à 5 euros pour un carnet souple à couverture imprimée et de 8 à 20 euros pour un carnet rigide de type Moleskine personnalisé. La TVA se récupère tant que le cadeau ne dépasse pas 73 euros TTC par bénéficiaire et par an.

Pourquoi il tient plus longtemps que les autres objets

Un objet publicitaire vaut par le temps qu'il passe sous les yeux de celui qui le reçoit. Un flyer se lit en dix secondes. Un stylo se perd ou se prête. Un carnet se garde sur le bureau, part en réunion et en déplacement, et sert pendant deux à six mois avant d'être plein. Chaque ouverture remet le logo sous les yeux, dans un contexte de travail. C'est aussi un objet qu'on n'ose pas jeter s'il est de bonne qualité, ce qui n'est vrai d'aucun autre goodie de salon.

SupportDurée d'usageCoût unitaireContexte d'exposition
Carnet A5 personnalisé2 à 6 mois2 à 20 €Bureau, réunions, déplacements
Stylo publicitaireQuelques semaines, souvent perdu0,30 à 3 €Variable
Flyer ou dépliantQuelques secondes0,05 à 0,50 €Lu une fois puis jeté
Tote bagPlusieurs mois1,50 à 6 €Rue, courses, hors contexte professionnel

Les choix qui font la qualité

  1. Le format. A5 (14,8 × 21 cm) pour un usage de bureau, A6 pour la poche, A4 pour les prises de notes en atelier ou en formation. Le A5 représente l'essentiel des commandes parce qu'il tient dans une sacoche et sur une table de réunion.
  2. La couverture. Souple en carte 300 g pelliculée pour un carnet de salon, rigide recouverte de similicuir ou de toile pour un cadeau client. Le similicuir se gaufre bien, le papier s'imprime en quadrichromie. L'élastique de fermeture, le marque-page en ruban et la pochette intérieure sont des options qui font la différence d'usage pour quelques dizaines de centimes.
  3. Le papier. 80 g minimum, 90 g pour que l'encre ne traverse pas, ivoire ou blanc, lignée, pointillée ou vierge. Les pages pointillées sont aujourd'hui les plus demandées. Un papier certifié FSC ou PEFC est devenu la norme et s'indique en page de garde.
  4. La reliure. Cousue ou collée pour un carnet qui doit durer, spirale pour un bloc qu'on plie à plat en formation. Une reliure collée bas de gamme perd ses pages à mi-vie, ce qui est le défaut le plus fréquent des carnets à moins de deux euros.
  5. Le marquage. Gaufrage à sec (logo en relief, sans couleur) ou marquage à chaud (film métallique ou coloré) sur les couvertures rigides, sérigraphie une ou deux couleurs, ou impression numérique en quadrichromie sur les couvertures souples. Un logo seul, centré ou en bas à droite, vieillit mieux qu'un slogan. Les coordonnées vont en page de garde ou en dernière page.

Les prix et les quantités

Pour 250 exemplaires, un carnet A5 souple à couverture imprimée en quadrichromie revient à 2 à 4 euros pièce. Un carnet rigide en similicuir avec élastique et gaufrage se situe entre 6 et 12 euros, et un modèle de marque connue (Moleskine, Leuchtturm, Rhodia) personnalisé entre 12 et 25 euros. Les frais de mise en route du marquage, de 40 à 150 euros, s'amortissent sur la quantité, et le prix unitaire baisse de 20 à 40 % entre 100 et 500 exemplaires. Les fabricants français et européens livrent en deux à trois semaines, les productions asiatiques en six à huit semaines avec des minimums de commande plus élevés. Le bon à tirer, l'épreuve envoyée avant la fabrication, se lit avec attention, une faute dans une adresse ou un logo mal détouré se retrouve sur 500 carnets.

Attention

Un carnet bas de gamme dessert la marque au lieu de la servir. Couverture qui se corne, papier qui boit l'encre, reliure qui lâche, chaque défaut est attribué à l'entreprise dont le logo est dessus. Mieux vaut commander 100 carnets à 8 euros que 400 à 2 euros.

Le traitement fiscal des cadeaux d'affaires

Un carnet offert à un client ou à un prospect est un cadeau d'affaires. Son coût se déduit du résultat s'il est fait dans l'intérêt de l'entreprise et sans excès au regard de sa taille. La TVA se récupère sur les cadeaux dont la valeur unitaire ne dépasse pas 73 euros TTC par bénéficiaire et par an, seuil qui couvre largement un carnet, même haut de gamme. Au-delà de 3 000 euros de cadeaux dans l'année, l'entreprise les déclare sur le relevé des frais généraux joint à sa déclaration de résultats. Les carnets distribués sur un salon sans destinataire identifié relèvent des frais de publicité et n'entrent pas dans ces limites.

Où et à qui le remettre

Sur un salon, le carnet se réserve aux visiteurs avec qui un échange a eu lieu, pas au passant qui remplit son sac. Il coûte trop cher pour être distribué à la volée, et il sert justement à prolonger une conversation. Dans un kit d'accueil de nouveau salarié, avec le stylo assorti, il fait partie des objets les plus appréciés. Offert à un client à la signature d'un contrat ou en fin d'année, il se distingue d'une bouteille ou d'un panier par son usage quotidien. Chez un professionnel qui reçoit, cabinet, agence, concession, le carnet posé sur la table de réunion avec le café fait partie du décor et repart souvent avec le visiteur.

Votre commande est-elle prête ?

Cochez chaque point vérifié avant le bon à tirer.

Vos questions

Quelle quantité commander ?
Le nombre de personnes à qui vous voulez réellement le remettre dans l'année, plus 10 %. Pour un salon, comptez le nombre d'entretiens attendus sur le stand, pas le nombre de visiteurs. Les paliers de prix se situent le plus souvent à 100, 250 et 500 exemplaires.
Faut-il un carnet de marque ou un modèle générique ?
Un carnet de marque connue se garde et se montre, ce qui justifie son prix pour un cadeau client. Pour un salon ou un kit d'accueil, un modèle générique de bonne facture, papier 90 g et reliure cousue, rend le même service pour moitié moins cher.
Peut-on personnaliser l'intérieur ?
Oui, la page de garde avec les coordonnées, un pied de page discret sur chaque feuille, ou quelques pages imprimées en tête, calendrier, plan d'un site, tableau de conversion propre à votre métier. Ces pages utiles augmentent le temps d'usage du carnet plus sûrement qu'un slogan sur la couverture.

D'autres supports imprimés sont traités dans la rubrique Publicité, dont notre article sur les objets publicitaires pour un salon professionnel.

Écrit par Claire Mahieu Rédactrice, communication et publicité

À lire aussi